François-Auguste de Chateaubriand était né à Saint-Malo, le 4 septembre 1768. Il passa ses premières années vagabonder sur le port; puis on le mit au Collège de Dol, de la au Collège de Rennes, où il fut un écolier très intelligent et très indépendant.Bien doué pour les mathématiques, il alla d’abord à Brest pour passer son examen d’aspirant de marine; mais il se crut la vocation ecclésiastique, et s’enferma pendant quelques mois au Collège de Dinan. Chateaubriand s’est peint lui-même dans ses oeuvres, tantôt indirectement (“Atala”, “René”, “Les Natchez”), tantôt directement (“Mémoires d’outre tombe”). Son caractère offre un singulier mélange de dédaigneuse froideur et d’enthousiasme lyrique.
L’oeuvre:
“L’Essai sur les Révolutions”(1797)- Le jeune émigré se proposait, dans ce singulier ouvrage, de rechercher les rapports entre les révolutions anciennes et la Révolution française. De son vaste plan, il ne publia que deux livres, le premier consacré aux révolutions républicaines de la Grèce, le second à Philippe et Alexandre.
“Atala” (1801)- Comme la colombe de l’arche, Atala allait reconnaître le pays; elle en rapporta un rameau de laurier. Le récit se subdivise en quatre parties: les chasseurs, les laboureurs, le drame, les funerailles.
“Le Génie du Christianisme”(1802)- Chateaubriand y examine le fond même du Christianisme : mystères, sacrements, Écriture sainte, existence de Dieu, immortalité de l’âme.
“Les Martyrs”(1809)- Chateaubriand explique dans sa préface pourquoi et comment il a composé Les Martyrs : il a voulu prouver par un exemple la supériorité du “merveilleux chrétien” sur le “merveilleux païen”.
“Itinéraire de Paris à Jérusalem”(1811)- Ce livre est un de ceux que ses contemporains accueillirent avec le plus de faveur, et qui ont aujourd’hui le moins perdu.
“Les Natchez”(1826)- Chateaubriand avait composé à Londres un immense ouvrage de plus de 2000 pages, sorte d’”épopée de l’homme primitif”, d’où il tira “Atala”, puis “René”.
“Le voyage en Amérique”(1827)- C’est un album de “croquis”, dont les tableaux d’Atala, de René, des Natchez avaient déjà été tirés. Ce “journal”, Chateaubriand l’a certainement retouché plus tard. Mais il conserve tout de même la fraîcheur et la poésie des premières impressions.