Une précédente chronique sur la sexualité nous a valu de nombreuses réactions de lecteurs et lectrices désireux d'en savoir davantage sur le fameux point G, nommé en l'honneur d'un obscur médecin allemand. Chose promise, chose dûe.
Précisons d'emblée que le "G" vient du Dr Ernest Grafenberg qui, après de longues et possiblement agréables recherches, a d'abord identifié cette région sensible de la paroi vaginale située entre l'urètre et la vessie.
Grafenberg a fait la découverte de cet équipement récréatif au début des années 50 (bien qu'on puisse supposer qu'au cours des siècles, quelques chanceuses l'avaient découvert avant lui).
Quelques années plus tard, la découverte de Grafenberg lui aurait sans doute valu un prix Nobel de la Paix. A l'époque, elle passa néanmoins sous silence. La découverte de ce bijou anatomique ne semblait pas suffisante pour effacer les horreurs nazis ou plus simplement pour intéresser ses contemporains.
Dans les années 50, le moyen le plus sûr de faire grimper sa bonne femme dans les rideaux, restait de les lui faire laver. Grafenberg apporta une autre contribution aux loisirs nocturnes en mettant au point "l'anneau Grafenberg", un des premiers stérilets.
Redécouverte d'une redécouverte
Ce n'est que tard après la révolution sexuelle, en 1982, que le point G connaîtra sa véritable popularité à la faveur d'un livre de sexe écrit par trois chercheurs américains.
Berverley Whipple, John Perry et Alice Kahn Ladas dans The G-Spot and Other Recent Discoveries about Human Sexuality devaient remettre le point Grafenberg sur la sellette pour de bon. Cette fois, la chose intéressait tout le monde et les bouquins sur le sujet se sont multipliés.
Une chasse au trésor venait de débuter dans le public. Car trouver le point Grafenberg est si peu évident que certains contestent encore son existence. Pour plusieurs femmes, dont plusieurs viennent à peine de découvrir leur clitoris, le point G reste mythique .