De Jésus à Salomon: fraudeur d'antiquités en Israël
(Agence Science-Presse) - Le lecteur se souvient peut-être de ce tombeau de "Jacques, frère de Jésus" qui, retrouvé en 2003 en Israël, s'est finalement avéré être un faux. Mais ce tombeau n'était que la pointe de l'iceberg: fin-décembre, cinq "fraudeurs archéologiques" ont été condamnés devant un tribunal isréalien.
Au même moment, le Musée d'Israël à Jérusalem retirait de son exposition un de ses plus précieux artefacts: une grenade –le fruit, pas l'arme– en ivoire dont l'inscription proclame qu'elle a été utilisée par les prêtres du Temple de Salomon, il y a donc entre 25 et 30 siècles.
Malheureusement, c'est un faux, ont avoué les cinq hommes. Et comme ils en ont avoué d'autres, la communauté archéologique israélienne s'est lancée ces derniers mois dans un difficile débat: comment les artefacts devraient-ils être authentifiés? En fait, comment se fait-il que dans une région aussi riche en archéologie, et dont les artefacts sont de surcroît susceptibles de toucher les cordes les plus sensibles qui soient –les religions– comment se fait-il que des processus d'authentification rigoureux n'aient pas été mis en place depuis des décennies?